« Si une idée ne semble pas d'abord absurde, alors il n’y a aucun espoir qu’elle devienne un jour quelque chose. »
Hexabones est un nom avec de nombreux angles.
Un clin d’œil à l’Hexagone, ce bout de terre aux contours familiers, parfois cabossés, souvent passionnés.
Un écho discret à Renaud, à ceux qui chantent fort avec des mots simples, pour dire ce qui gratte sous la peau, et ce qu’on voudrait changer sans hurler.
Et puis, un murmure encore plus discret, à tous ceux oubliés au fond des escaliers, des scènes, des rues mal pensées.
Depuis 2005, la promesse est là… mais la rampe manque toujours.
J’aime aussi cette roue à six faces formée par l’hexagone en équilibre :
on ne sait jamais si elle avancera, reculera… ou vous écrasera le pied, juste pour le plaisir.
Un peu comme nous, avec le handicap : tu crois que tu vas tout droit, et puis BIM !
Une bordure de 10 cm. Voilà. On recule encore. Pas parce qu’on manque de motivation, non !
Mais parce qu’il y a… un os. Littéralement. Dans le sol, dans le système, partout.
Hexabones, c’est de la musique accessible à tout le monde, avec tout le monde, en pensant à ceux qu’on n’entend pas assez.
Pas de leçons. Juste des guitares. Des histoires. Des failles. Et des refrains qui frappent comme des évidences.
À travers les flammes
l'histoire de Gillou
On dit souvent que la musique a le pouvoir de guérir — de transcender les limites du corps et de l’esprit.
Pour moi, ce n’est pas qu’une idée poétique. C’est ma réalité.
En 1989, un accident m’a laissé tétraplégique C5-C6.
À partir de ce moment-là, beaucoup auraient pensé que je tournerais le dos à mes rêves.
Mais au lieu de m’éteindre, ma passion pour la musique s’est embrasée plus fort que jamais.
Soirées karaoké, cours de chant, théâtre, spectacles comiques avec
« Cha et Gillou se marrent » — chaque prestation, chaque moment improvisé,
c’était comme être à la maison. La scène est devenue mon élément naturel.
Là où d’autres voyaient des limites, je voyais des défis.
Là où certains hésitaient, j’avançais — poussé par une force plus grande que moi :
un amour de la musique qui refusait de s’éteindre.
J’ai puisé de la force chez des artistes qui ont osé embrasser leur vulnérabilité,
comme tAKIDA.
De chaque mélodie, j’ai tiré le courage de repousser la frontière.